Le moi de mai est synonyme pour beaucoup de ponts, et nous avons la chance de voir ces derniers temps de jolies journées.


Toutefois je reste très pensive, quant à ce qu'il se passe dans notre pays, et note que 40 ans après 1968, le gouvernement  tente par tous les moyens des attaques sur les « acquis » de nos générations passées.

Le monde de l'éducation est en ébullition et le 15 mai sera une journée d'action importante, le monde du travail l'est aussi même si cela ne se voit pas clairement.

La réforme des retraites est un des premiers sujets d'inquiétude, certains s'envolent avec leurs parachutes dorés, d'autres, la majorité des salariés devront cotiser plus longtemps pour avoir ce fameux droit. L'intersyndicale appelle à une journée d'action le 22 mai.

Et pendant ce temps le gouvernement continue sont action de dé tricotage, en s'attaquant  là aux « fainéants » de notre société, c'est ainsi que les membres de la majorité actuelle considère les chômeurs.

Un projet de loi est en cours, un de plus, au niveau gouvernemental, sur les conditions d'indemnisation des chômeurs.

Selon le projet gouvernemental, après trois mois de chômage, un demandeur d'emploi ne pourra pas refuser deux fois un emploi "compatible avec ses fonctions", "rémunéré à 95 % du salaire antérieur", "dans la zone définie".

Au bout de six mois, le demandeur d'emploi ne pourrait refuser plus de deux offres d'emplois compatibles avec ses qualifications et rémunérées à 80 % du salaire antérieur. L'emploi devrait également être situé "à une distance telle qu'il n'entraîne pas un trajet d'une distance de plus de 30 km ou un temps de transport en commun supérieur à une heure".

Au-delà de douze mois, sera considéré comme "raisonnable" tout emploi répondant aux mêmes conditions de qualification et d'éloignement géographique et rémunéré à un salaire supérieur à l'allocation-chômage (soit, dans le cas le plus courant, 57,4% du salaire antérieur).

Le projet ne fait pas de distinction entre le contrat à durée indéterminée et les autres formes de contrat : un CDD ou une mission d'intérim seraient jugés tout aussi valables qu'un contrat durable.

Les demandeurs d'emploi qui refuseraient ces mesures pourraient se voir radiés pendant deux mois des fichiers du SPE avec, le cas échéant, la suspension de l'allocation perçue.

Certes un demandeur d'emploi à pour métier la recherche d'un emploi, mais nous avons ici la conception même de la mentalité « umpiste » un emploi c'est un emploi ! Or cela veut dire si l'on va au fond des choses, que nous allons tranquillement mais surement aller vers la smicardisation des salariés. Cette tendance est déjà là depuis des années, mais cela va s'accentuer et s'accélérer avec ces nouvelles conditions.

 

Samedi 10 mai 2008
par Danielle Sokolonski
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Commentaires

Imaginons un salarié qui touche à peine plus que le SMIC, va-t-on lui imposer, lorsqu'il sera chômeur, un salaire inférieur, tout en l'obligeant à alourdir ses charges puisqu'il devra se transporter plus loin. Les petits employeurs, aux charges déjà très lourdes, accepteront-ils aussi de payer une participation aux frais de transport de plus en plus importante ? Pendant ce temps, les entreprises du CAC 40 font des bénéfices record. Nous devons continuer - tous y compris ceux qui ne sont pas concernés - à nous battre pour empêcher cette ignominie.
commentaire n° : 1 posté par : Dominique Millécamps (site web) le: 10/05/2008 16:10:15

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